Caractéristique de l’entrain et du dynamisme des débuts du jazz, ce standard est l’un des tout premiers titres du genre à avoir été enregistré en 1917 par The Original Dixieland Jazz Band dirigé par un fils d’immigrants siciliens, Nick La Rocca né à la Nouvelle-Orléans en 1889. Il s’est attribué la paternité du morceau pourtant joué à Nola depuis longtemps sous divers noms notamment par Buddy Bolden, Bunk Johnson, Sidney Bechet ou Jelly Roll Morton qui y voyait l’adaptation d’un quadrille français.

 Immensément populaire, il fut repris par tous de Duke Ellington à Django Reinhardt et bien sûr Louis Armstrong :  

Et maintenant son étonnante version vocale aux paroles minimalistes par le quatuor Mills Brothers  :

Where’s that tiger! Where’s that tiger!

Hold that tiger! Hold that tiger ! 

Le pianiste Art Tatum en fit un arrangement sophistiqué qui devait inspirer la pianiste russe Daria Robotkina :

Tiger Rag fait toujours partie du répertoire contemporain.

Voilà tel qu’on peut  l’entendre aujourd’hui exécuté, chanté et dansé sur Royal Street à la Nouvelle-Orléans par la formation Loose Marbles :

Tiger rag, la chanson de la semaine
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